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Orchidées Il y a 491 produits.

La famille des Orchidaceae comporte plus de 25000 espèces dont la diversité reflète une forte capacité d'adaptation aux écosystèmes les plus variés. En dehors des zones désertiques, elles ont évolué en plantes terrestres et en plantes épiphytes et sont très abondantes dans les zones tempérées et les zones tropicales. C'est sous les tropiques que leur biodiversité est la plus importante, en effet, là seulement, elles sont épiphytes et vivent tel des acrobates accrochées aux branches des arbustes ou des plus hauts arbres des forêts pluviales. On les retrouve en bord de mer ou à basse altitude dans les forêts mégathermes sèches ou humides. C'est à des altitudes plus élevées qu'elles sont généralement les plus nombreuses et les plus diversifiées, dans des forêts sempervirentes humides ou forêts de nuages. On les retrouve encore sur des sommets dénudés, les inselbergs, où quelques plantes épiphytes ont sû s'adapter à des conditions lithophytes précaires et poussent dans de maigres poches d'humus, une partie de l'année en plein soleil et le reste du temps dans le brouillard. De tels habitats existent notamment au Brésil, à Madagascar et au Venezuela.

Le grand succès des orchidées est en partie dû à leur association aves leurs pollinisateurs, le plus souvent des insectes (papillons, mouches, sauterelles), plus rarement des oiseaux. Certaines orchidées développent un éperon nectarifère au moment de leur floraison, sorte de corne d'abondance pour certains papillons de nuits ayant co-évolué avec une orchidée particulière. Elle leur offre leur nectar, et c'est en passant de plante en plante que le papillon va polliniser les orchidées, leur permettant de se multiplier. Darwin a le premier mis en relief ce phénomène. C'est en étudiant une orchidée de Madagascar à long éperon, Angraecum sesquipedale, qu'il a émis l'hypothèse de l'existence d'un papillon pollinisateur dont la trompe serait suffisamment longue pour pouvoir se nourrir de son nectar. Son hypothèse fut majoritairement rejetée avant d'être confirmée 41 ans plus tard.

C'est pendant cette période que les explorateurs ont collecté méticuleusement des orchidées par milliers, en Amérique centrale et du sud, en Afrique et en Asie, permettant la description d'autant de nouvelles espèces par les naturalistes européens.

La culture des orchidées

Les orchidées ont la réputation d'être délicates à cultiver. Une bonne connaissance de leur milieu naturel permet de leur offrir les conditions les plus adaptées. La plupart des orchidées que nous vous proposons sont des épiphytes : dans leur milieu naturel, elles vivent accrochées aux branches d'arbres à une hauteur adaptée à leurs exigences en intensité lumineuse. Elles bénéficient souvent de fortes précipitations durant la saison des pluies, et en saison sèche de moindres précipitations et d'une hygrométrie plus ou moins importante, selon leur habitat. Les températures auxquelles elles se plaisent sont liées à l'altitude à laquelle elles poussent : les espèces de bord de mer ont des conditions chaudes toute l'année, et plus on monte en altitude, plus les températures diminuent et plus l'écart thermique entre saison humide et saison sèche est important, de même que l'écart entre températures diurnes et nocturnes.

Les fiches de chaque espèce vous indiquent le domaine d'altitude à laquelle une espèce pousse. On peut en déduire de précieuses informations relatives à leur culture. Une espèce habitant entre 0 et 1000 mètres d'altitude est plus adaptative qu'une espèce ne vivant qu'à 1000 mètres. Les espèces de climat frais à froid, souvent de haute altitude, sont plus délicates en culture. Des indications du niveau de lumière nécessaire, de température de culture et de fréquence des arrosages sont fournies sur les fiches.